Le Sentier des Justes en Christ

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PALESTINE : brève histoire d’un nom

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Le nom Palaestina apparaît en 135 : après avoir écrasé la seconde révolte des Juifs contre Rome, (qui avait conquis la Judée en - 63), l’empereur Hadrien change le nom de Jérusalem, complètement rasée, en «Aelia Capitolina» et celui du pays en «Provincia Syria-Palaestina». 

Palaestina étant emprunté au nom des Philistins qui, aux temps bibliques, habitaient une partie de la plaine côtière, notamment Gaza.

Après sa conversion au christianisme (4ème siècle), l’empereur Constantin fait prévaloir le nom de 
«Terre Sainte». 
Mais en fait, jusqu’au 20ème siècle, elle ne sera plus qu’une modeste province, aride et dépeuplée, des grands empires : romain et byzantin, de l’empire musulman après la conquête arabe en 632, puis, après la chute du « Royaume latin de Jérusalem » établi par les Croisés (1099-1176), de l’empire Mamelouk, enfin, de 1517 à 1918, de l’empire ottoman.

 L’empire ottoman

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A partir de la fin du 19ème siècle, la population juive du pays s’accroît, ainsi que, bientôt, la population arabe, attirée par l’essor économique. Au 20ème, avec le développement du mouvement sioniste et la déclaration Balfour (1917) qui stipule l’établissement d’un Foyer National Juif en Palestine – idée d’abord acceptée, puis rejetée par les dirigeants arabes - la Palestine revient sur la scène internationale.

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En 1922, la SDN charge l’Angleterre, puissance mandataire après la chute de l’empire ottoman, d’appliquer la déclaration Balfour. En fait, le nom de Palestine est désormais réservé à la Palestine occidentale, la G.B. en ayant détaché, de sa propre initiative, la vaste partie à l’est du Jourdain pour créer la Transjordanie (devenue la Jordanie).

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Jusqu’à la création de l’Etat d’Israël, le mot prend deux significations. 
Tantôt, il désigne le pays géographique – on parle des «troubles en Palestine »,et l’adjectif palestinien s’applique à ses habitants, qu’ils soient Juifs ou Arabes 

Tantôt, et avec des optiques différentes, Palestine et Palestiniens = Juifs.

Ainsi, les manifestants antisémites des années 20 et 30 crient «Les Juifs en Palestine». 
Curieusement, dans la France de Vichy, les «groupes de travailleurs étrangers », astreints au travail forcé, sont, lorsqu’il s’agit de Juifs, désignés du nom de «palestiniens». 
Pour les Juifs, restés fidèlement attachés à la terre des ancêtres au long des 20 siècles de dispersion, c’est Eretz-Israël, la terre d’Israël. Et c’est ce sens qui va prédominer, dans l’opinion française par exemple, entre la fin de la Seconde Guerre Mondiale et la proclamation de l’Etat d’Israël : période où, à la découverte de la Shoah, s’ajoute le drame des «personnes déplacées», ces rescapés qui n’ont nulle part où aller. 
En 1946 est fondée la «Ligue Française pour la Palestine Libre» qui compte notamment parmi ses membres J.P.Sartre, Edgar Faure, P.Mendès-France, E.Mounier. En ce temps-là, c’est le sionisme qui est considéré comme un mouvement de libération nationale.

La signification actuelle : Palestine et Palestinien = Arabes, commence à se répandre dans les années 60. 
En 1964, le Haut Comité Arabe fonde le Conseil National Palestinien, qui à son tour crée l’Organisation de Libération de la Palestine (dont la charte stipule que «le partage de la Palestine en 1947 et la création de l’Etat d’Israël sont nuls et non avenus»).
En 1974, au sommet arabe de Rabat, l’OLP, présidée par Yasser Arafat depuis 1969, est déclarée seule représentante du peuple palestinien. En novembre de la même année, Arafat prend la parole devant l’Assemblée Générale de l’ONU. Et l’on va prendre l’habitude de parler du conflit israélo-palestinien.

Un livre explique tout ça.


 



21/08/2014
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