Le Sentier des Justes en Christ

Le Sentier des Justes en Christ

LE MINISTERE DE LA FEMME

La femme est-elle réellement condamnée à se taire dans l’Eglise ?

Quelle est la place de la femme au sein de l’Eglise ? Voilà un sujet qui fait l’objet de beaucoup de débats passionnés  parmi les chrétiens.  Pour certains, la femme doit s’astreindre au mutisme, le ministère étant exclusivement une affaire d’hommes.  Son champ d’action se limiterait à l’entretien de son foyer et à l’éducation des enfants.  D’autres estiment que, puisque la femme est l’égale de l’homme, celle-ci peut prétendre aux mêmes responsabilités que leurs homologues masculins pour ce qui est du ministère et de la gestion des églises locales. Ces deux points de vue sont inexacts  car ils résultent d’une mauvaise compréhension de la Parole de Dieu, d’une interprétation erronée des Ecritures due au fait qu’on omet notamment de prendre en compte le contexte dans lequel elles ont été écrites.

 « Comme dans toutes les Églises des saints, que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d’y parler ; mais qu’elles soient soumises, selon que le dit aussi la loi. Si elles veulent s’instruire sur quelque chose, qu’elles interrogent leurs maris à la maison ; car il est malséant à une femme de parler dans l’Église » 1 Corinthiens 14 :13-35.

Ceux qui dénoncent le ministère de la femme utilisent souvent ce passage des Ecritures pour justifier leur point de vue. Or, si nous voulons avoir une juste compréhension de la Parole de Dieu, nous devons faire l’effort de nous intéresser au contexte dans lequel certains propos ont été dits.

Lorsque l’apôtre Paul écrivait cette épître aux Corinthiens, il ne le faisait pas en vain mais parce que la situation l’exigeait puisque l’Eglise de Corinthe était secouée par divers scandales et désordres. Le but de Paul était donc de reprendre, de censurer, d’exhorter, de remettre de l’ordre. Ainsi, l’apôtre rééduquait les Corinthiens  en leur rappelant les principes de base de la sainteté et de la bienséance. En effet, bien que cette église manifestait beaucoup de dons spirituels, ses membres étaient encore très charnels puisqu’il y avait des problèmes de :

- Divisions et de partis pris (1 Corinthiens 1 :10-17)

- Immoralité, débauche, inceste, légèreté, compromis

(1 Corinthiens 5 :1-13)

- Disputes (1 Corinthiens 6 :1-8)

- Gloutonnerie, notamment lors de la sainte cène

(1 Corinthiens 11 :17-34)

- Cacophonie lors des  réunions de prière (1 Corinthiens 14).

Le chapitre 14 de 1 Corinthiens qui contient le fameux passage interdisant aux femmes de parler, fait état d’un grand désordre lors des cultes.  En effet, Paul rappelle à juste titre que le but des réunions devait être l’édification commune.  Or le culte dans les églises de Corinthe ressemblait à un grand brouhaha de voix discordantes où certains priaient en langues à haute voix, d’autres prophétisaient simultanément,  tandis que des femmes s’adonnaient à des jacasseries, allant même jusqu’à utiliser un langage grossier lorsqu’elles posaient des questions. C’est d’ailleurs ce que suggère le mot « malséant », du grec « aischron » qui signifie « honteux », « bas », « déshonorant ».  Voilà pourquoi Paul rappelle que dans le cadre de l’Eglise, l’usage du parler en langues n’est pas édifiant pour ceux qui l’entendent s’il n’y a personne qui traduit. De même, si tout le monde prophétise en même temps, personne ne comprend rien et on n’en retire alors aucune édification.woman praying silhoutte

« Que faire donc, frères? Lorsque vous vous assemblez, les uns ou les autres parmi vous ont-ils un cantique, une instruction, une révélation, une langue, une interprétation, que tout se fasse pour l’édification. En est-il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète; s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Église, et qu’on parle à soi-même et à Dieu. Pour ce qui est des prophètes, que deux ou trois parlent, et que les autres jugent; et si un autre qui est assis a une révélation, que le premier se taise. Car vous pouvez tous prophétiser successivement, afin que tous soient instruits et que tous soient exhortés. Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes; car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix » 1 Corinthiens 14 :26-33.

Enfin, les causeries et les propos malséants de certaines femmes ne faisaient qu’empirer l’atmosphère désordonnée  et agitée qui régnait dans ces églises.  A ce sujet, il est important de rappeler qu’il y avait plusieurs assemblées à Corinthe, d’où l’expression « Comme dans toutes les églises des saints ». D’ailleurs, même si les chrétiens de tout temps et de tous horizons peuvent tirer un enseignement bénéfique de ces écrits, il ne faut pas oublier que l’épître s’adressait bien aux Corinthiens et qu’elle avait été écrite pour mettre fin aux désordres qu’il y avait parmi eux. Notons également que les versions des Bibles Darby et Ostervald,  qui sont les plus proches des textes grecs originaux, traduisent 1 Corinthiens 14 :34 comme suit : « Que vos femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de parler ; mais qu’elles soient soumises, comme le dit aussi la loi ». Il est donc bel et bien question des femmes corinthiennes et non de toutes les chrétiennes en général.

Il y a également un autre passage qui sert d’appui pour réfuter le ministère de la femme.

« Que la femme écoute l’instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme ; mais elle doit demeurer dans le silence » 1 Timothée 2 : 11-12.

Tout d’abord, définissons ce que signifie dans ce passage « prendre de l’autorité ».  Le mot « autorité » vient du grec « authenteo », ce qui veut dire : « celui qui tue de ses propres mains  un autre ou lui-même » ; « celui qui agit de sa propre autorité ; autocrate » ; « un maître absolu ».  En fait,  Dieu réprouve ici les femmes animées par l’esprit de Jézabel, des femmes qui écrasent leurs maris en usurpant leur autorité comme les dictateurs.

Par ailleurs, le mot silence vient du grec « hesuchia » qui veut également dire « tranquillement, paisiblement ».  Une femme qui cause sans cesse des scandales et des disputes ne peut pas être agréable au Seigneur. « Mieux vaut habiter dans une terre déserte, Qu’avec une femme querelleuse et irritable », nous dit la Bible (Proverbes 21 :19). Contrairement aux hommes, Dieu cherche avant tout des femmes qui sont belles intérieurement.

«Femmes, soyez de mêmes soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n’obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes, en voyant votre manière de vivre chaste et réservée.Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le cœur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu. Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leurs maris, comme Sara, qui obéissait à Abraham et l’appelait son seigneur. C’est d’elle que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte » 1 Pierre 3 :1-6.

Nous comprenons ainsi qu’une femme de Dieu doit être douce et paisible, l’exact contraire du caractère intriguant, violent et belliqueux de Jézabel.

Beaucoup comprennent mal la soumission de la femme à l’égard de l’homme et rejettent en bloc cette idée qui peut sembler machiste, voire sexiste.  Or la Bible demande à la femme de se soumettre à son mari (et non à tous les hommes comme certains l’affirment) de la même manière que l’Eglise doit se soumettre à Christ. Cette soumission (du grec « hupotasso ») consiste à accepter de se mettre sous l’autorité d’un chef dans le but de coopérer, d’assumer des responsabilités ou encore de porter une charge.

Il faut savoir que la Bible ne fait état que d’une seule hiérarchie : « Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ »  

(1 Corinthiens 11 :3). Cette hiérarchie n’est pas basée sur un jugement de valeur mais elle a pour but d’établir de l’ordre. Une femme qui se soumet à Dieu respectera nécessairement l’ordre établi par le Seigneur en se soumettant à son mari. Bien entendu,  cette soumission se limite au cadre fixé par la Parole de Dieu. Ainsi, de la même manière que nous avons le droit et le devoir de déroger à des lois légalisant  des comportements iniques (avortement, homosexualité…), la femme n’est pas tenue d’obéir à son mari si celui-ci lui demande de poser des actes qui ne donnent pas gloire à Dieu.

Lorsqu’on lit 1 Timothée 2 :12, on voit que Paul dit « Je ne permets pas à la femme d’enseigner… ».  Dans ce passage, c’est l’apôtre qui pose un interdit et non Dieu lui-même. Bien entendu, Paul était certainement conduit par l’Esprit de Dieu en disant cela, mais il ne faudrait pas que ce passage des Ecritures soit érigé en règle générale. De toute évidence,  il a été amené à user de son autorité apostolique pour poser un interdit par rapport à un contexte particulier à l’Eglise d’Ephèse.

En effet, l’apôtre Paul a parfois donné son avis sur des situations particulières, avis qui n’engageait que lui seul.

« Aux autres, ce n’est pas le Seigneur, c’est moi qui dis : Si un frère a une femme non-croyante, et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne la répudie point » 

1 Corinthiens 7 :12.

« Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant ; mais si le mari meurt, elle est libre de se marier à qui elle veut ; seulement, que ce soit dans le Seigneur. Elle est plus heureuse, néanmoins, si elle demeure comme elle est, suivant mon avis. Et moi aussi, je crois avoir l’Esprit de Dieu » 1 Corinthiens 7 : 39-40.

Pour ce qui est du contexte de l’Eglise d’Ephèse qui aurait pu amener Paul à interdire aux femmes d’enseigner, nous avons peut-être un élément de réponse au chapitre 5 de 1 Timothée.

« Qu’une veuve, pour être inscrite sur le rôle, n’ait pas moins de soixante ans, qu’elle ait été femme d’un seul mari, qu’elle soit recommandable par de bonnes oeuvres, ayant élevé des enfants, exercé l’hospitalité, lavé les pieds des saints, secouru les malheureux, pratiqué toute espèce de bonne oeuvre. Mais refuse les jeunes veuves ; car, lorsque la volupté les détache du Christ, elles veulent se marier, et se rendent coupables en ce qu’elles violent leur premier engagement. Avec cela, étant oisives, elles apprennent à aller de maison en maison ; et non seulement elles sont oisives, mais encore causeuses et intrigantes, disant ce qu’il ne faut pas dire. Je veux donc que les jeunes se marient, qu’elles aient des enfants, qu’elles dirigent leur maison, qu’elles ne donnent à l’adversaire aucune occasion de médire ; car déjà quelques-unes se sont détournées pour suivre Satan » 1 Timothée 5 :11-15.

Dans ce passage, Paul demande à Timothée de refuser l’inscription sur le rôle aux jeunes veuves, autrement dit de restreindre l’accès de ces dernières à certaines responsabilités dans l’Eglise. Cette décision était motivée par le fait que Paul avait très certainement constaté des comportements indignes parmi les jeunes femmes d’Ephèse.  Ces dernières recherchaient d’avantage le mariage que le royaume de Dieu : « ; car, lorsque la volupté les détache du Christ, elles veulent se marier, et se rendent coupables en ce qu’elles violent leur premier engagement ». De plus, elles étaient oisives, c’est-à-dire paresseuses, et passaient leur temps à errer de maison en maison pour s’adonner à des bavardages grossiers et s’occuper des affaires d’autrui : « Avec cela, étant oisives, elles apprennent à aller de maison en maison ; et non seulement elles sont oisives, mais encore causeuses et intrigantes, disant ce qu’il ne faut pas dire».

Paul a donc été amené à prendre des décisions et à sanctionner certaines dérives en raison de cette situation particulière. Compte tenu du comportement des femmes d’Ephèse, il leur a interdit d’enseigner et  leur a plutôt recommandé de se marier afin qu’elles soient encadrées et  apprennent  la discipline en se soumettant à l’autorité d’un mari. Encore une fois, il s’agit là d’un cas particulier qui ne doit pas être considéré comme un élément de la doctrine chrétienne. Il ne faudrait donc pas faire l’erreur de croire que Dieu a interdit aux femmes d’enseigner ou d’exhorter, car dans les faits, lorsque nous regardons la Bible dans son ensemble, les Écritures nous démontrent le contraire.

 LA FEMME PEUT-ELLE EXHORTER, ENSEIGNER ET PRÊCHER DANS L’EGLISE ?

femme silhouetteCeux qui disent que la femme n’a pas le droit d’enseigner devraient se poser la question de savoir pourquoi il y a des femmes prophétesse dans la Bible. A titre d’exemple, on peut citer :

-          Marie, la sœur d’Aaron et Moise (Exode 15 :20)

-          Débora, qui était également juge (Juges 4 :4)

-          Hulda (2 Rois 22 :14)

-          Anne (Luc 2 :36)

-          Les quatre filles vierges de l’évangéliste Philippe (Actes 21 :8-9).

Comment expliquer ce passage des Ecritures qui confirme la grâce prophétique sur le genre féminin ?

« Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair ; Vos fils et vos filles prophétiseront, Vos vieillards auront des songes, Et vos jeunes gens des visions » Joël 2 :28.

Dans l’Ancien Testament, le terme le plus utilisé pour le verbe « prophétiser » est « naba » qui veut dire « prophétiser  sous l’influence de l’esprit divin ». Dans le Nouveau Testament, on utilise le verbe grec « propheteuo » qui renvoie à l’idée de parler sous l’inspiration divine, prédire et prévoir les événements futurs (en particulier sur le Royaume de Dieu), mais aussi communiquer un message, enseigner, réfuter, réprouver, consoler les autres. A la lumière de ces définitions, nous constatons que les prophètes ne sont pas seulement des voyants, des spécialistes de l’avenir, mais aussi des enseignants. Or la Bible confirme qu’une femme peut être établie par le Seigneur comme prophétesse et qu’elle peut par conséquent enseigner et exhorter dans l’Eglise.

« Et Dieu a établi dans l’Église premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues » 1 Corinthiens 12 :28.

« Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’oeuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ » Ephésiens 4 :11-15.

Ces deux autres passages nous attestent que c’est bien Dieu qui a établi les prophètes, et donc les prophétesses, et que ces ministres de la Parole de Dieu contribuent au perfectionnement des saints, à l’édification du Corps du Christ et à l’affermissement des chrétiens dans la saine doctrine. La Bible nous donne par ailleurs des exemples de plusieurs femmes ayant contribué à la diffusion de l’Evangile parmi lesquelles il y a :

-          Priscille, qui œuvrait pour le Seigneur  avec son mari l’apôtre Acquilas (Actes 18)

-           Junias, femme d’Andronicus, qui était avec son mari très considérée parmi les apôtres (Romains 16 :7)

-          Evodie et Syntiche, que Paul présente comme des combattantes pour l’Evangile (Philippiens 4 :2-3)

 Il est donc indéniable que Dieu a accordé aux femmes des ministères liés à la prédication de la Parole, mais cela signifie-t-il pour autant qu’elles peuvent prétendre à toutes les fonctions et responsabilités dans l’Eglise ?

SPÉCIFICITÉ DU MINISTERE DE LA FEMME AU SEIN DE LA FAMILLE

Comme nous l’avons vu, la femme n’est pas tenue de se taire dans l’assemblée des saints. Tout comme l’homme, elle a reçu le Saint-Esprit, des dons spirituels et peut de ce fait exhorter et enseigner notamment dans le cadre d’un ministère de la Parole. Cependant, il serait inexact et même faux de dire que la femme peut exercer les mêmes fonctions que l’homme au sein de l’Eglise. Par exemple, l’apostolat et la direction des églises locales a été réservée aux hommes. En effet, le Nouveau Testament ne fait état d’aucune femme apôtre ou ancien.

Les femmes seraient-elles incapables d’assumer de telles responsabilités ? Là n’est pas le problème. Dieu n’est pas sexiste, il accorde la même valeur à l’homme et à la femme.  Toutefois, il les a crées avec des rôles et des fonctions bien distincts. Dès le commencement, le Seigneur a établi l’homme en tant que chef et la femme en tant qu’aide (Genèse 2 :18 ; Ephésiens 5 :23). Cet ordre institué par Dieu s’applique aussi bien dans le cadre de la famille que dans celui de l’Eglise et cela en vue d’un fonctionnement harmonieux du foyer et du Corps du Christ.  C’est aux chefs (maris, pères de famille, apôtres, anciens) qu’incombe la tache de poser les fondations, de bâtir, de diriger ou encore de conduire. Cependant, comme ils ne peuvent pas atteindre ces objectifs seuls, Dieu a mis à leur cotés des assistants pour les aider (épouses, mères de famille, équipe apostolique comprenant les autres ministres de la Parole). Ainsi, dans le plan parfait de Dieu, la femme est une aide, un soutien, une collaboratrice, une consultante, une conseillère. On aurait tort de mépriser ce rôle d’aide car si Dieu l’a institué c’est bien parce qu’il l’a jugé utile voire indispensable. Il est donc important que les hommes sachent écouter les conseils de leurs épouses et que les anciens prennent le temps de consulter les femmes vertueuses des assemblées qu’ils dirigent.

 Dieu a accordé à la femme de grandes responsabilités au sein de la famille. En effet, elle est le cœur et la colonne vertébrale du foyer. C’est d’elle que dépend le bon fonctionnement de la maison (Proverbes 31 :27).

« Dis que les femmes âgées doivent aussi avoir l’extérieur qui convient à la sainteté, n’être ni médisantes, ni adonnées au vin ; qu’elles doivent donner de bonnes instructions, dans le but d’apprendre aux jeunes femmes à aimer leurs maris et leurs enfants, à être retenues, chastes, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leurs maris, afin que la parole de Dieu ne soit pas blasphémée » Tite 2 :3-5.

Ce passage des Ecritures nous donne un éclairage supplémentaire sur le rôle de la femme et plus particulièrement dans le cadre du mariage. La Parole nous dit que les jeunes femmes doivent apprendre prioritairement à aimer leurs maris et leurs enfants et à s’occuper des soins domestiques. Pourquoi ?  En premier lieu, parce que  la femme a été crée pour l’homme et non l’inverse (1 Corinthiens 11 :7-9). Celle-ci n’est pas destinée à assumer la responsabilité d’un chef mais à être une aide pour son mari. Cette aide ne se limite pas uniquement aux soins domestiques mais elle peut également  se manifester au travers d’une collaboration au sein du ministère comme nous le confirme l’exemple de l’apôtre Acquilas et de sa femme Priscille (Actes 18). Priscille avait manifestement une grâce doctorale ou d’enseignante car la Bible précise qu’elle a contribué à affermir Appolos dans la saine doctrine. Etant mariée à Acquilas, elle jouait pleinement son rôle d’aide et pouvait de ce fait manifester les fruits d’un apôtre dans le cadre du travail commun qu’elle faisait avec son époux.

En second lieu,  parce que c’est la femme qui donne la vie. On ne peut donc pas la dissocier de son statut d’épouse et de mère. La femme est un maillon indispensable à l’équilibre de la famille : son mari et ses enfants ont besoin d’elle. Or la Bible nous dit que « Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle » (1 Timothée 5 :8). Dieu a donc accordé à la femme un ministère spécifique au sein de la famille. C’est à la fois une grâce et une lourde responsabilité qui ne peuvent être compatibles et cumulables avec la fonction d’apôtre ou d’ancien, qui requièrent énormément d’énergie et de disponibilité.

Certes, Dieu souhaite gagner des âmes et se préoccupe de la croissance spirituelle des églises. Il ne faudrait cependant pas oublier que Jésus est là où il y a deux ou trois personnes assemblées en son nom (Matthieu 18 :20). Or une famille est constituée d’un minimum de deux ou trois personnes, à savoir un couple et un enfant.  La famille est donc à la base de l’Eglise et de la société.

De nos jours, on dévalorise beaucoup le statut de femme au foyer. Les mouvements féministes ont certes rendus quelques services aux femmes en obtenant les mêmes droits que les hommes  pour des questions liées à l’intégrité, à la loi, aux droits civiques, au domaine éducatif ou encore professionnel, mais il n’en demeure pas moins vrai que le féminisme a donné lieu à des abominations, la pire d’entre elles étant la légalisation de l’avortement. De plus, la lutte pour l’égalité des droits entre hommes et femmes a pris une tournure perverse dès lors qu’on a voulu gommer les différences évidentes qu’il y a entre les deux genres.  On a ainsi fini par minimiser et ringardiser le rôle essentiel de la mère de famille au profit de la femme active qui s’est retrouvée en compétition avec l’homme juste pour prouver qu’elle pouvait faire aussi bien que lui, notamment au niveau professionnel. La société de consommation a accentué cette tendance en excitant sans cesse la convoitise et la cupidité des gens. Désormais, on ne travaille plus seulement pour subvenir à ses besoins essentiels mais aussi parce que la publicité ne cesse de matraquer les esprits pour les pousser à acheter du superflu.  Et comme la course aux biens matériels a pris le dessus, hommes et femmes passent désormais d’avantage de temps sur leur lieu de travail, pour renflouer au maximum leur compte en banque, plutôt que chez eux à s’occuper de leurs enfants.

En France, une femme ayant accouché est contrainte de reprendre son activité professionnelle lorsque son bébé n’a que 3 mois, ce qui occasionne bien souvent tristesse et angoisse. Ainsi, dès leur plus jeune âge, les enfants sont confiés à de parfaits étrangers et ils grandissent éduqués par d’autres personnes que leurs parents. Il n’est donc pas étonnant qu’il y ait tellement de faits-divers sordides (suicides, meurtres, viols, délinquance…) impliquant les enfants et les adolescents puisque l’encadrement familial est tellement défaillant.

« Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; Et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas » Proverbes 22 :6.

Malheureusement,  de très nombreux chrétiens se sont laissé séduire par le train de vie promu par le monde, laissant ainsi les païens inculquer à leurs enfants leur sagesse diabolique et leur philosophie inique. Chers frères et sœurs, les temps sont difficiles, nous devons revoir nos priorités. Cherchons d’abord le royaume de Dieu et sa justice et cessons de courir après des futilités. J’invite les couples à discuter  et à remettre en question leur mode de vie afin de permettre aux mamans de rester le plus longtemps possible auprès de leurs enfants. Nous devons veiller à instruire notre progéniture selon le Seigneur afin de lui apprendre la crainte de Dieu nécessaire à son salut.

Une femme doit donc être d’abord disponible pour sa famille, c’est là son premier ministère. Un service à plein temps dans le cadre d’une église locale ou du Corps du Christ ne peut être envisagé avant que les enfants soient complètement autonomes, sans l’approbation du mari, à moins que la femme en question ne soit célibataire ou veuve.

« Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était fort avancée en âge, et elle avait vécu sept ans avec son mari depuis sa virginité. Restée veuve, et âgée de quatre vingt-quatre ans, elle ne quittait pas le temple, et elle servait Dieu nuit et jour dans le jeûne et dans la prière » Luc 2 : 36-37.

« Il y a de même une différence entre la femme et la vierge : celle qui n’est pas mariée s’inquiète des choses du Seigneur, afin d’être sainte de corps et d’esprit ; et celle qui est mariée s’inquiète des choses du monde, des moyens de plaire à son mari » 1 Corinthiens 7 :34.

« Qu’une veuve, pour être inscrite sur le rôle, n’ait pas moins de soixante ans, qu’elle ait été femme d’un seul mari, qu’elle soit recommandable par de bonnes oeuvres, ayant élevé des enfants, exercé l’hospitalité, lavé les pieds des saints, secouru les malheureux, pratiqué toute espèce de bonne œuvre » 1 Timothée 5 :9-10.

Adèle F.



19/10/2013
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Religion & Croyances pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 246 autres membres