Le Sentier des Justes en Christ

Le Sentier des Justes en Christ

Le mouvement adventiste


 

Dans les années 1830, un mouvement sortit des Eglises protestantes de l’Etat de New York. Il mettait l’accent sur le retour de Jésus-Christ sur cette terre, et l’établissement d’un Royaume littéral.

Ce message, dont la proclamation débuta avec William Miller, était totalement différent de la doctrine protestante. Ses enseignements sur les prophéties suscitèrent beaucoup d’intérêt et déstabilisèrent beaucoup de gens, comme sa prédiction du retour du Christ en 1844.

Après ce qui fut appelé la « grande désillusion », la confusion s’installa chez ces protestants adventistes. Ridiculisés par les protestants traditionnels, certains furent tellement déçus qu’ils abandonnèrent complètement la religion, tandis que d’autres continuèrent à étudier les Ecritures pour voir où ils s’étaient trompés. Frederick Wheeler était un ministre méthodiste de Washington, qui avait accepté le message du second Avènement du Christ prêché par les Adventistes, ainsi que l’établissement littéral de Son Royaume sur la terre. Aux environs des débuts de l’année 1844, il reçut une invitée dans sa congrégation. Madame Rachel Oakes, membre d’une congrégation des Baptistes du septième jour de Verona, dans l’Etat de New York, était venue rendre visite à sa sœur.

Après avoir entendu M. Wheeler prêcher à sa congrégation qu’il fallait obéir à Dieu et observer Ses commandements en toutes choses, Madame Oakes le rencontra après le service, et lui signifia que l’observance du sabbat était une part importante de l’obéissance aux commandements divins. Surpris, il promit d’étudier la question. Il finit par être convaincu de la vérité du sabbat, et il commença à la proclamer. Cette vérité se répandit comme une traînée de poudre parmi les Adventistes désillusionnés. Des centaines d’autres acceptèrent la Vérité toute simple du véritable Evangile et de la nécessité d’observer tous les commandements divins.

Au sein de ces Adventistes sabbatistes zélés, survint Roswell Cottrell, un ministre de longue date qui observait le sabbat. Sa famille avait fait partie des premiers membres de l’Eglise de Dieu en Rhode

Island, mais à cause des doctrines, les Cottrell avaient quitté l’organisation qui, ensuite, avait pris le nom d’Eglise baptiste du septième jour. Cela se passa à l’époque où cette Eglise adopta officiellement des changements de doctrines comme la Trinité, et l’immortalité présumée de l’âme. Environ quinze ans après avoir rejoint les Adventistes sabbatistes, il se retrouva mêlé une fois encore à des controverses. James White, un ministre important qui avait émergé au sein des Eglises de Dieu adventistes observatrices du sabbat, fit pression pour organiser l’assemblée et adopter le nom officiel d’Eglise adventiste du septième jour. Un certain nombre s’opposa à ce changement comme n’étant pas biblique, de même qu’il refusa d’accréditer les visions d’Ellen G. White, la femme de White. Roswell Cottrell était contre les changements que James White voulait opérer.

Dans le bulletin Review and Herald du 3 mai 1860, il écrivit : « Je ne crois pas au papisme, ni à l’anarchie ; mais à l’ordre selon la Bible, à la discipline, et au gouvernement dans l’Eglise de Dieu » (Nickels, page 162).

En octobre 1860, au cours de la conférence de Battle Creek, dans le Michigan, l’immense majorité des personnes présentes rejetèrent le nom « Eglise de Dieu » et adoptèrent le nom d’Aventistes du septième jour, pour marquer la teneur de leurs croyances. Ce fut le nom qui avait été soutenu par les White. Les visions d’Ellen White furent de plus en plus considérées comme une «nouvelle vérité »

pour l’Eglise. A travers les années 1860, la fracture entre la majorité qui suivit les White et la minorité des membres restant se fit de plus en plus nette. Durant la guerre civile, les membres de l’Eglise de Dieu adoptèrent une position ferme d’objecteurs de conscience à l’inverse des Adventistes du septième jour dirigés par les White. Une délégation des membres de l’Eglise de Dieu rencontra le président Abraham Lincoln en 1863, en vue d’obtenir le statut d’objecteur de conscience pour les jeunes hommes de l’Eglise. L’extrait suivant, d’une lettre des frères de Marion, dans l’Iowa, publiée dans le bulletin de l’Eglise « The Hope of Israël » du 7 septembre 1864, donne un aperçu de ce qui se passait à l’époque : « Le 10 juin 1860, près de cinquante d’entre nous adoptèrent une sorte de convention mise au point par [M. E. Cornell] […] Presque un an et demi plus tard, le même émissaire brandissait, publiquement, divers écrits en même temps que la Bible […] et nous poussait à admettre le bien fondé de leur contenu, en tant que règle de foi et de discipline.

Une partie d’entre nous refusa d’accepter cette nouvelle manière de diriger notre Eglise […] En conséquence, environ la moitié de l’Eglise décida d’accepter ces livres comme étant conformes aux Ecritures, et nous quittèrent, ou plutôt nous rejetèrent en nous traitant de rebelles […] Les choses étant ainsi, nous fîmes valoir que nous n’étions pas des rebelles.

Nous ne nous étions pas rebellés contre la constitution que nous avions adoptée, car nous demeurions fermes à son égard […] Par conséquent, l’accusation de rébellion s’appliquait plutôt contre ceux qui l’avaient proférée, puisque c’étaient eux qui avaient abandonné leur position

d’origine pour en adopter une nouvelle » (Robert Coulter, The Story of the Church of God Seventh Day, page 16).

Au mois d’août 1863, le petit bulletin de l’Eglise The Hope of Israël commença à être imprimé au Michigan. Il débuta avec à peine quarante abonnés. En 1866, il revint à Marion, dans l’Iowa, et en 1888, il déménagea encore à Stanberry, dans le Missouri. Au cours des années, le bulletin changea plusieurs fois de nom pour s’appeler finalement The Bible Advocate. Jacob Brinkerhoff fut l’une des figures les plus importantes de l’Eglise de cette époque. Il édita le bulletin de 1871 à 1887, puis de 1907 à 1914. En 1874, A. E. Dugger senior, du Nebraska, entra à plein temps dans le ministère de l’Eglise de Dieu. Des années 1870 jusqu’à celles qui précédèrent la Première Guerre mondiale, les anciens Brinkerhoff et Dugger écrivirent beaucoup d’articles qui permirent de clarifier et de solidifier la doctrine dans l’Eglise. Des articles concernant les prophéties, les aliments purs et impurs, la dîme, la façon correcte d’observer la Pâque au bon moment, et l’explication du terme « être né de nouveau » furent publiés.

Dès 1866, des articles basés sur la prophétie démontraient que les Juifs restaureraient une patrie en Palestine. Beaucoup de vérités furent restaurées et enseignées mais, en dépit de tout cela, les efforts de l’Eglise furent minimes et ne touchèrent qu’un petit nombre de personnes, principalement dans les régions agricoles du Middle-West. Cette phase de l’histoire de l’Eglise, détaillée dans ce chapitre, est décrite par le message du Christ destiné à l’Eglise de Sardes dans Apocalypse 3 :1-6. La Bible dit que, bien qu’elle passe pour être vivante, elle est spirituellement morte : « Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir » (Apocalypse 3 :2). Quoique cette Eglise soit dans l’ensemble spirituellement léthargique, et même morte, le Christ a dit que certains parmi elle «n’ont pas souillé leurs vêtements ; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu’ils en sont dignes » (verset 4).



29/07/2012
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